Dimanche 17 août 2008 7 17 /08 /Août /2008 13:18

Certains directeurs d'établissements scolaires de l'enseignement primaire, répartis à travers les différentes localités de la wilaya de Mascara, ne semblent accorder aucun intérêt à la santé des écoliers, s'agissant de la qualité des repas scolaires offerts et autres conditions de restauration scolaire.

Faute de moyens où manque de conscience ? Interdit par décret ministériel, les repas « froids » ont été toujours pourtant servis, durant l'année scolaire précédente, aux écoliers dans certaines cantines. Une information révélée dernièrement par la commission de l'Éducation de l'assemblée de wilaya. En effet, en plus de ces pratiques irresponsables, les écoliers ont goûté des repas plus chers que le montant garanti par l'État et évalué à 30 dinars pour chaque repas. « Il faut voir la qualité des repas servis aux écoliers. Ce sont les fournisseurs qui s'enrichissent sur le dos de l'État », dira un parent d'élève.

Dernièrement, un rapport de la commission des équipements et des finances de l'APW de Mascara a dévoilé que le transport des repas destinés aux écoliers du primaire de certaines localités s'effectue par des camions et tracteurs destinés au ramassage des ordures, tout en citant deux exemples de cet acte irresponsable : « À Khalouia, l'opération de transport s'effectue par des tracteurs de ramassage des ordures, tandis qu'à Mamounia, elle se fait dans des conditions inadéquates. » Cette fois-çi, le rapport de la commission de l'Éducation rassure les esprits et révèle que « le transport des repas des écoliers, à partir des restaurants centraux, aux établissements scolaire isolés, s'effectue dans certaines communes par des bus destinés au ramassage scolaire. »

Faute de moyens dans certaines communes, « l'opération de transport des repas des enfants s'est effectuée, durant l'année scolaire précédente, dans des conditions regrettables. » Faute de tables à manger, certains responsables des cantines scolaires dans la wilaya de Mascara ont trouvé la solution. Ils utilisent les tableaux scolaires en guise de tables à manger ! Quant aux cuisiniers, ils ne sont plus qualifiés à la mission. L'installation d'une commission de contrôle des cantines scolaires est réclamée. Côté infrastructures, depuis l'année 2000, l'État a débloqué des sommes colossales pour la réalisation de plusieurs cantines scolaires à Mascara. « L'objectif est clair : assurer la restauration des écoliers dans de bonnes conditions, dont hygiène et la qualité », nous dira un responsable.

Cette volonté a été concrétisée, selon lui, par le nombre de cantines scolaires réalisées « qui a augmenté de 65 en 2000 à 181 dont 29 restaurants centraux en 2008, qui assurent des services de restauration aux 290 établissements primaires répartis à travers les 47 communes de Mascara. »

Par A. Souag
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Mardi 8 juillet 2008 2 08 /07 /Juil /2008 23:36

Hier, au cours du prêche de vendredi, certains imams des mosquées de la commune de Mamounia, à 2 km du chef-lieu de la wilaya de Mascara, ont appelé les fidèles à poursuivre au nom de « la société civile » le correspondant du quotidien arabophone Ennahar Al Djadid, Bouazza Aïssa, devant les instances judiciaires pour avoir publié un article sur la naissance « éventuelle » d'une association de chrétiens. L'imam de la mosquée El Hassanaïne de la cité Aïn Kahla a tiré à boulets rouges sur les journalistes, sans exception, en les qualifiant de non-nationalistes. En effet, en réagissant aux informations portées par notre confrère dans son article, l'imam a clairement annoncé à partir de son minbar la constitution d'une commission composée des élus de l'APC, des imams, des représentants de la société civile pour, le cas échéant, poursuivre le journaliste en question devant la justice. « Pour quel délit de presse le journaliste d'Annahar Al Djadid serait poursuivi en justice ? », se demande la corporation journalistique. De son côté, le maire de Mamounia, d'obédience FLN, a confirmé la tenue aujourd'hui au niveau du siège de l'APC d'une réunion « extraordinaire » en présence des différents représentants de la société civile pour mettre au point les modalités de cette action en justice contre notre confrère. Notons que c'est la énième fois que cet imam « s'illustre » par ses sorties et ses diatribes contre la corporation journalistique qu'il ne porte pas probablement dans son cœur. La tenue aujourd'hui de la réunion « extraordinaire » des élus, des imams et de ceux nommés « la société civile » au sein du siège de l'APC de Mamounia a mis les journalistes locaux de Mascara sous le choc et la peur puisqu'une fetwa a été tout simplement lancée contre eux.

El Watan 19 Avril 2008

Par A. Souag
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Mardi 8 juillet 2008 2 08 /07 /Juil /2008 23:33

Un journaliste du quotidien arabophone Ennahar Al Djadid de Mascara, Bouazza Aïssa, a été entendu hier par le juge d'instruction de la première chambre près le tribunal de Mascara, suite à une plainte judiciaire déposée par l'imam de la mosquée El Hassanaïne de Mamounia, pour diffamation. Cette plainte judiciaire fait suite à la publication d'un article relatif à une enquête menée par les services de sécurité sur une éventuelle campagne lancée par cet imam en faveur du salafisme dans la région de Mamounia, à 2 km de Mascara. Rappelons-le que cet imam, de tendance salafiste, s'est attaqué le mois d'avril dernier, au cours d'un prêche de vendredi, aux journalistes locaux en les qualifiant de non-nationalistes. C'est le deuxième journaliste, en un intervalle de deux jours, qui a comparu devant le magistrat instructeur de la première chambre près le tribunal de Mascara où le journaliste d'El Watan de Mascara a fait l'objet d'un interrogatoire suite à une plainte déposée contre lui par le directeur de la santé et de la population. Ce dernier, au lieu de poursuivre la section syndicale de l'UGTA de l'hôpital de Mohammadia qui a rendu public un communiqué contre la situation catastrophique que connaît cet hôpital, a poursuivi le journaliste qui n'a fait que reprendre ce qui a été dit dans le même communiqué.

El Watan 15 Mai 2008

Par A. Souag
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Mardi 8 juillet 2008 2 08 /07 /Juil /2008 23:28

En cette période de canicule et de sécheresse, la ville de Bouhanifia, d'une population de plus de 19 174 âmes, demeure exposée aux risques occasionnés par Oued El Hammam.

Ce dernier, qui traverse cette ville dite « capitale thermale », dégage de plus en plus d'odeurs nauséabondes, en provoquant un véritable souci pour la population et les curistes. Cette situation inquiétante, qui constitue un risque pour l'environnement, pour les riverains et surtout pour l'avenir du tourisme dans cette ville est due, selon une source digne de foi, à l'absence de lâchers d'eaux d'une manière régulière à partir du barrage de Bouhanifia. « Les différentes sortes d'insectes et autres odeurs nauséabondes qui se dégagent de Oued El Hammam ont malheureusement terni l'image de notre ville. En réalité, l'Oued en question représente, en ces moments de canicule, un véritable danger », s‘insurge un citoyen de Bouhanifia.

L'état désagréable que connaît la capitale des eaux thermales de réputation nationale, engendré par l'arrêt des lâchers des eaux du barrage de Bouhannifia, « s'est aggravé par les eaux usées déversées directement dans l'oued, dont celle de la station thermale qui n'est pas raccordée au réseau d'assainissement. » La résolution de ce problème « gênant » nécessite, en effet, une étude importante et délicate, car « la persistance de cette situation, qui a dénaturé cette ville portant le nom du marabout Sidi Ben Hanifia, risque de menacer sérieusement l'avenir de l'aspect touristique de la capitale thermale de l'Afrique du Nord », dira un responsable. Notons que dans un passé récent, l'opération de lâchers des eaux s'effectuait quotidiennement dans l'après-midi, ce qui a évité les risques auxquels la ville est exposée actuellement. Depuis, la sécheresse domine la région, avec toutes les conséquences qui en découlent.

Par A. Souag
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Mardi 24 juin 2008 2 24 /06 /Juin /2008 22:13

Ce lundi, des résidants du douar Chorfa, distant de 3,5 km du chef-lieu de la commune de Bouhanifia et d'une population de 1 000 âmes environ, ont rappelé au wali de Mascara, lors de sa visite de travail et d'inspection, l'inscription d'un projet relatif à l'aménagement urbain et autres locaux professionnels pour les jeunes chômeurs.

En exposant leurs problèmes devant le premier responsable de la wilaya, un jeune dira : « notre localité est presque isolée. Nous soufFrons d'un manque flagrant de transport. Pour rejoindre Bouhanifia, nous traversons plus de 3 km à pied. Pour l'instant, le transport vers Bouhanifia est malheureusement assuré par les clandestins. » Abondant dans le même sens, le père de celui-ci suggère d'« attirer l'attention des responsables sur le manque d'infrastructures sanitaires. Une salle de soins pour le douar est le souhait de toute la population. » Selon lui, les patients du douar en question se trouvent dans l'obligation de faire des déplacements vers le centre de santé de Bouhanifia. « La situation s'aggrave pendant la nuit. Pour évacuer un malade, il faut débourser une somme de 200 pour un taxi clandestin. Certains moments on fait appel à la protection civile », dira-t-il. Un autre jeune n'hésitera pas à solliciter les pouvoirs publics pour l'inscription d'un projet relatif à la réalisation de locaux professionnels au profit des chômeurs du douar. « Un ou deux locaux professionnels pour notre douar c'est mieux que rien », ironise-t-il. Par ailleurs, afin d'éliminer les fausses septiques et les rejets à l'aire libre, et ce, pour éviter les maladies à transmission hydrique (MTH), un projet de rénovation et d'extension du réseau est en voie d'achèvement au niveau de cette localité. L'enveloppe financière consacrée pour l'exécution de ce projet, dont les travaux ont été lancés en mai dernier, est de 6,5 millions de dinars. Le taux d'avancement des travaux est de 98%. Au sujet du chemin reliant le douar en question à Bouhanifia, qui fait l'objet de dégradation, nous apprenons que le wali a promis aux habitants d'inscrire une opération pour sa réhabilitation. Ce qui permettra de lever l'isolement.

Par A. Souag
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Lundi 23 juin 2008 1 23 /06 /Juin /2008 02:49

Le journaliste d'El Watan de notre bureau à Mascara a comparu hier devant le juge d'instruction de la première chambre près le tribunal de Mascara suite à une plainte déposée par l'imam de la mosquée El Hasanaïne, sise à la cité Aïn Kahla, relevant de la commune de Mamounia, à 2 km de Mascara.

Cette poursuite judiciaire contre notre journaliste d'El Watan, A. Souag, intervient après la publication de deux articles jugés diffamatoires, le premier en 2006 et l'autre en 2008. En effet, le premier article, paru le 12 avril 2006, est intitulé « La célébration du Mawlid empêchée à Mamounia ». Dans cet article, notre journaliste a relaté le refus de cet imam de tendance salafiste de célébrer la naissance du Prophète Mohamed (QSSL) sous prétexte que ce genre de fête est qualifié d'hérésie. Concernant le deuxième article également jugé diffamatoire, il est intitulé « Prêches contre les journalistes » et publié le 19 avril de l'année en cours. Il concerne un prêche prononcé par cet imam au cours duquel il s'est attaqué sévèrement aux journalistes en les qualifiant de non-nationalistes.

Il a également appelé les fidèles à poursuivre au nom de « la société civile » le correspondant du quotidien arabophone Ennahar Al Djadid, Bouazza Aïssa, devant les instances judiciaires pour avoir publié un article sur la naissance « éventuelle » d'une association de chrétiens. Rappelons que le journaliste du quotidien arabophone Ennahar Al Djadid a été également entendu, la semaine précédente, par le juge d'instruction, après une plainte déposée par le même imam. Ce dernier s'est s'illustré à plusieurs reprises par ses sorties contre les journalistes, et ce, depuis son installation à Mamounia.

Par R. R.

Par A. Souag
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